01- La famille- Antoine Noël-Choquette
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2004-01-29
14 avril 1937 - Sanction de la Loi d'assistance aux mères nécessiteuses
Le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis
fait adopter par l'Assemblée législative une loi qui vient en aide aux mères, responsables de famille, dont le nombre augmente en flèche depuis le début de la crise économique.
Les conditions d'admission à l'aide gouvernementale sont si exigeantes (avoir au moins deux enfants de moins de 16 ans, être mariée, être sujet britannique depuis au moins quinze ans (la commission recommandait 3 ans) et avoir résidé dans la province durant les sept dernières années) que très peu de femmes pourront se prévaloir des 400 $ octroyés annuellement. En tout, on estime qu'environ 5 000 femmes auront droit à cette somme. Malgré ses limites, cette loi marque un point tournant dans l'histoire des politiques sociales au Québec, annonçant une plus grande prise en charge par l'État de ce qui était autrefois assumé par les oeuvres de charité. [détails]
2 août 1944 - Adoption d'une loi fédérale prévoyant la création d'un programme d'allocations familiales
Le gouvernement libéral dirigé par William Lyon Mackenzie King
fait adopter par la Chambre des communes un projet d'allocations familiales pour les mères de familles canadiennes.
Le gouvernement du Québec, dirigé par Maurice Duplessis , dénonce ce projet comme une intrusion fédérale dans un champ de compétence provinciale. Pour sa part, le clergé s'en prend à la décision du gouvernement de faire adresser les chèques d'allocation au femmes. Selon la morale de l'époque, donner les allocations aux mères c'est attaquer l'autorité du père. Voyant que le fédéral est sur le point de céder sous les pressions de plusieurs groupes politiques, cléricaux ou intellectuels, Thérèse Casgrain use de son influence auprès du premier ministre MacKenzie King et réussit à le convaincre, de même que ses opposants québécois, que les mères de famille peuvent recevoir les allocations en vertu du «mandat domestique» décrit dans le Code civil comme étant celui des femmes. La Loi sur les allocations familiales entrera en vigueur en juillet 1945. [détails]
26 avril 1949 - Adoption par la Chambre des communes d'une loi sur les allocations familiales
Le gouvernement libéral de Louis Saint-Laurent
fait adopter par la Chambre des communes une loi abolissant le taux décroissant des allocations familiales à partir du cinquième enfant.
Cette mesure fait suite aux protestations de nombreuses familles canadiennes, notamment au Québec, où l'on se considérait défavorisé par la politique du gouvernement qui consistait à réduire le montant de l'allocation à partir du cinquième enfant. [détails]
10 juin 1960 - Autorisation fédérale pour la mise sur le marché au Canada d'une pilule contraceptive
Le gouvernement progressiste-conservateur dirigé par John Diefenbaker permet à la compagnie G.D. Searle de vendre sur le marché canadien la première pilule contraceptive.
Environ 10 000 Canadiennes se procureront en peu de temps la pilule Enovid, un contraceptif oral qu'un organisme américain, le Federal Drug Administration (FDA), a approuvé en mai 1960. Son nombre d'utilisatrices connaissant une croissance importante au cours des années qui suivent, la «pilule» sera souvent pointée du doigt comme un des principaux facteurs ayant contribué aux transformations sociales qui bouleverseront la société nord-américaine, notamment la baisse du taux de natalité qui commencera à affecter le Canada au cours des années 60 et 70. [détails]
8 novembre 1968 - Adoption par l'Assemblée législative du projet de loi qui institue le mariage civil au Québec
Le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand
fait adopter par l'Assemblée législative en troisième et dernière lecture le projet de loi 77 qui institue le mariage civil au Québec.
La Loi relative au mariage civil permet aux couples non-croyants d'inscrire leur union dans les registres d'état civil. Entre 1969 et 1976, le Québec connaîtra une croissance importante du nombre de mariages civils qui passera de 1 026 à 7 035. [détails]
24 octobre 1969 - Fondation de la University of Toronto Homophile Association
La University of Toronto Homophile Association (UTHA) constitue le premier regroupement canadien de gais et lesbiennes.
Lors de leur première rencontre qui a lieu à l'Université de Toronto, les membres de cette association revendiquent l'émancipation des gais et lesbiennes du Canada. [détails]
22 avril 1978 - Manifestation en faveur de l'avortement à Québec
Près de 1 000 personnes manifestent à Québec pour réclamer l'avortement libre et gratuit, ainsi que des congés payés et des garderies gratuites pour les nouvelles mères.
La manifestation est organisée par la Coordination nationale pour l'avortement libre et gratuit, qui regroupe notamment le Centre de documentation féministe, le Collectif d'auto-santé, le centre des femmes, la Clinique des jeunes, le CLSC Marigot, le Comité de lutte pour l'avortement, le Comité national de la condition féminine du Parti québécois, le Comité de la condition féminine de Saint-Léonard, l'Alliance des professeurs, la Coop des femmes, les Éditions du Remue-Ménage, la Ligue ouvrière révolutionnaire, le Comité local des femmes CSN (Confédération des syndicats nationaux) d'Ahuntsic, le Comité de la condition féminine CSN, la Maison des femmes de Québec, le Groupe des femmes de Sherbrooke et un groupe de professeurs de l'Université du Québec à Montréal. Les manifestants se rassemblent au parc Jeanne-d'Arc, avant de marcher sur la Grande Allée, devant l'Assemblée nationale et d'emprunter la côte d'Abraham. Le ralliement se termine en face de l'école Jacques-Cartier. [détails]
23 janvier 1997 - Dévoilement d'un Livre blanc sur la politique familiale
La ministre de l'Éducation, Pauline Marois, dévoile un Livre blanc intitulé «Les enfants au coeur de nos choix», en présence du premier ministre Lucien Bouchard
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Le gouvernement du Parti québécois (PQ) entend accroître son soutien financier aux familles défavorisées et bonifier les congés parentaux. Une nouvelle allocation unifiée pour enfants est créée. Elle remplacera les allocations familiales de même que les allocations à la naissance et sera destinée aux familles démunies. Plus le revenu des parents est élevé, moins les sommes versées sont importantes. Au-delà d'un certain revenu, les parents ne recevront d'ailleurs aucune allocation, mais ils continueront de bénéficier de leur crédit d'impôt pour enfant. Par ailleurs, il est question d'améliorer les services à la petite enfance. Tous les parents pourront envoyer leurs enfants à la maternelle, et ce, au coût de 5 $ par jour par enfant. Les enfants de quatre ans provenant de milieux défavorisés auront accès à des services éducatifs gratuits. Enfin, un nouveau régime de congés parentaux, plus généreux et plus longs, devrait entrer en vigueur. Le Livre blanc de la ministre Marois débouchera sur deux projets de loi déposés en mai 1997. L'un d'entre eux portera sur la création du ministère de la Famille et de l'Enfance et l'autre sur les services de garde. [détails]
6 mai 1999 - Dépôt d'une loi sur la reconnaisance des conjoints de fait, sans égard pour l'orientation sexuelle
La ministre de la Justice du Québec, Linda Goupil, dépose une loi permettant la reconnaissance des conjoints de fait sans égard pour l'orientation sexuelle.
Cette loi modifie 28 textes de loi et 11 règlements dans lesquels on introduit la notion de conjoints de fait de même sexe. En vertu de ce projet de loi, les conjoints d'un couple gai pourraient bénéficier d'avantages, comme celui de toucher des prestations ou des rentes versées aux conjoints dans les programmes d'assurance-automobile ou du régime des rentes. Le Québec est la première province canadienne à déposer un porjet de loi qui prévoit la reconnaissance officielle des couples de même sexe. Selon la ministre Goupil : «Les Québécois vont ainsi témoigner de leur ouverture, de leur solidarité, de leur cohésion sociale et de leur respect face aux minorités.» [détails]
16 septembre 2003 - Tenue d'un vote controversé à la Chambre des communes sur la définition du mariage
L'Alliance canadienne dépose à la Chambre des communes une motion voulant que les élus réaffirment le mariage comme étant l'union exclusive d'un homme et d'une femme. Cette motion, qui survient dans le cadre du débat sur une éventuelle législation reconnaissant les mariage gais, divise profondément les députés.
Peu de temps auparavant, un amendement portant sur une utilisation possible de la clause dérogatoire dans le débat sur la définition du mariage avait mené à un vote de 134 à 134. C'est le président de la Chambre, Peter Milliken, qui a tranché en votant contre la proposition. La motion sur l'affirmation du mariage comme étant l'union exclusive d'un homme et d'une femme est également repoussée, cette fois par un vote de 137 députés contre 132. Le Parti libéral du Canada (PLC) est ébranlé par cette question puisque plusieurs de ses députés appuient la motion des Alliancistes, tout comme trois députés du Bloc québécois (BQ). Le ministre de la Justice, Martin Cauchon, voit un «beau vote de confiance» dans la décision des élus, mais le chef de l'Alliance canadienne, Stephen Harper, promet de livrer une chaude lutte au gouvernement sur cette question. Rappelons que, selon les sondages, la population canadienne reste très partagée quant à la pertinence de reconnaître les mariages gais. [détails]
Au cours du 20e siècle, il y a eu, au Canada, des changements majeurs dans la constitution de la société et de la famille Canadienne. Premièrement, avec l’avènement de la pilule contraceptive en 1960, la femme à maintenant les moyens de choisir le nombre d’enfants qu’elle veut ainsi que le moment auquel elle veut créer sa famille.
En plus de la pilule contraceptive, il y a la libéralisation de l’avortement ainsi que l’industrialisation qui entre en ligne de compte. Ces trois événement privilégient l’émancipation de la femme qui sera rapidement appeler à devenir femme de carrière et non plus mère de carrière.
Le nombre de personne par foyer commence donc à diminuer. L’enfant également change de statu. Il passe d’unité de production, dans la famille rurale de la première moitié du siècle au sein de laquelle il était un ouvrier, à une unité affective qui donne et reçoit de l’amour et du réconfort. L’enfant n’est donc plus une source de revenu mais il devient plutôt une source de dépense supplémentaire au sein de la famille. Le coût relié au choix familial est, de nos jours, très élevé et il ne cesse d’augmenter avec l’inflation. Le désir d’avoir un enfant devient donc un rêve coûteux qui n’est désormais plus à la porté de tous.
C’est pour faire face à ce problème de dénatalité que les divers gouvernements, autant au provincial qu'au fédéral, ont mis sur pied des mesures de soutien familiale avec une allocation pour chaque enfants. Ces mesures prévoient un certain montant annuel pour chaque enfant qui va en augmentant du premier au dernier.
Au cours des années, il y a eu une diminution drastique du taux de natalité qui a passé sous la barre du 2.1 enfants pour 2 adultes. Cela signifie donc qu’il est sous le niveau du renouvellement de la population. Pour continuer dans la même ligne de conduite, on se doit de souligner les changement majeurs dans l’âge à laquelle la population se mari et dans quelles proportion elle le fait. L’âge moyen, autant pour la femme que pour l’homme, auquel les gens se mari à tendance à augmenter tandis que le nombre de mariage diminue. L’un des élément qui contribue à la diminution du nombre de mariage est la loi sur la reconnaissance de3s conjoint de fait sans tenir compte de l’orientation sexuelle des conjoints. Le mariage n’est dorénavant plus une condition pour la reconnaissance civile.
Finalement, il y a un facteur d’apparition récente qui vient encore modifier la constitution de la société canadienne. Contrairement à la pilule contraceptive et l’avortement qui à rencontré une forte résistance de la par du clergé mais une résistance modéré de la part de la population, l’émancipation de la communauté gai et lesbienne est confronté à une forte résistance sur les deux fronts. Effectivement, la population gai est en plein essor et la population réagit de façon assez forte. Ce facteur se double de deux revendications de la part de cette communauté. Ces revendication, la demande pour la légalité du mariage gai et le droit d’adoption pour les couples gai, divise présentement la société en deux. Ces débat sont encore d’actualité et l’avenir seul saura y mettre de la lumière.





