L'immigation juive au Québec

 

L'immigation juive au Québec

dorothée leprince
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2004-03-11
Événements

1902 - Adoption du plan Sifton sur l'immigration par le gouvernement fédéral
La Chambre des communes adopte un vaste plan d'immigration connu sous le nom de plan Sifton, du nom de Clifford Sifton, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement libéral de Wilfrid Laurier .

Le plan Sifton prévoit l'arrivée au Canada de nombreux immigrants en provenance des îles Britanniques, des États-Unis et de l'Europe de l'Est. Ainsi, entre 1902 et 1914, plus de trois millions d'immigrants entreront au pays, dont 400 000 pour la seule année 1913. La moitié de ces immigrants s'établiront dans les provinces de l'ouest, la plupart sur des fermes, alors que l'autre moitié optera pour les villes en pleine croissance industrielle du Québec ou de l'Ontario. Ces nouveaux arrivants constitueront une main-d'oeuvre à bon marché fort appréciée, particulièrement dans l'industrie du vêtement. Au Québec, les Juifs et les Italiens formeront le noyau d'immigrants le plus important pendant cette période. [détails]

Février 1928 - Dévoilement d'un jugement du Comité judiciaire du Conseil privé relativement à la légalité d'une loi de 1903
Le jugement décrète que cette loi est conforme aux dispositions concernant les villes de Montréal et de Québec. Toutefois, le Comité judiciaire autorise le gouvernement du Québec à créer une Commission scolaire séparée pour les Juifs.

Depuis le XIXe siècle, une entente permet aux enfants de familles juives d'avoir accès et de payer leurs taxes aux écoles protestantes. Ce sont des différends entre les protestants et la communauté juive qui ont mené à un règlement devant le Conseil privé. La controverse se déplace ensuite sur le plan politique. Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau tentera d'y trouver une solution politique en faisant adopter, en 1930, une Loi créant une commission scolaire juive. [détails]

4 avril 1930 - Adoption par l'Assemblée législative du Québec d'une loi créant une commission scolaire juive
Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau fait adopter par l'Assemblée législative la Loi constituant la Commission scolaire des écoles juives de Montréal. Celle-ci aura les mêmes droits et pouvoirs que les corporations similaires. La Commission scolaire juive sera administrée par sept membres de confession judaïque, dont un président.

Devant l'opposition que soulève cette loi, certains modérés «intégrationistes» de la communauté juive préfèrent négocier un arrangement avec les commissaires protestants et renoncer à un système scolaire séparé. Rappelons qu'en 1924, 40 % des élèves de la Commission des écoles protestantes du grand Montréal étaient d'origine juive. Plusieurs de ces élèves étaient regroupés dans des classes particulières alors que quelques écoles étaient uniquement de confession judaïque. [détails]

1938 - Formation du Comité national canadien pour les réfugiés et les victimes de la persécution politique
Cet organisme, qui deviendra plus tard le Comité national canadien pour les réfugiés, lutte pour que le gouvernement canadien se dote d'une meilleure politique d'accueil aux réfugiés.

Ce comité est formé dans le contexte de la persécution faite envers les Juifs et d'autres groupes ethniques qui tentent de quitter l'Allemagne pour se réfugier au Canada. Cairine Wilson, première femme nommée au Sénat canadien, déclare à ce sujet : «Nous avons assez d'espace et de courage pour accueillir au Canada une bonne part de tous ces malheureux (...) Le Canada a une des plus faibles densités de population du monde et il possède des ressources naturelles en abondance. Notre population a suffisamment le sens des responsabilités pour participer à cet accueil, qui se justifie à la fois d'un point de vue économique et humanitaire.» [détails]

9 septembre 2002 - Manifestation pro-palestinienne à l'Université Concordia
Plusieurs centaines de manifestants pro-palestiniens se rassemblent à l'Université Concordia afin d'empêcher la tenue d'une conférence donnée par l'ex-premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Après avoir attendu pendant plusieurs heures dans sa chambre d'hôtel du Ritz-Carlton que les esprits s'apaisent, Netanyahou a dû annuler sa conférence sous les recommandations de la Gendarmerie royale du Canada et de son service de sécurité.

Cette manifestation organisée par la Coalition pour la paix, tourne à la violence verbale entre pro-palestiniens et pro-israéliens et ceux qui ont des billets pour assister à la conférence. Des chaises lancées et une vitre fracassée forcent l'escouade anti-émeute à utiliser les gaz lacrymogènes et le poivre de cayenne afin de disperser les manifestants. Les organisateurs et le maire de Montréal, Gérald Tremblay, s'entendent pour dire que des manifestations semblables sont jugées inacceptables dans un pays démocratique qui prône la liberté d'expression. Les organisateurs ajoutent que la présence de Netanyahou ne devrait pas être perçue comme une provocation. L'ex-premier ministre israélien était venu présenter son point de vue sur le conflit israélo-palestinien et défendre les actions de George W. Bush dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. [détails]

Commentaire

Les juifs sont très présents à montréal. Ces évènements expliquent pourquoi nous les voyons plus dans un quartier que dans un autre, et pourquoi se sont-ils installés à montréal.

 

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