L'environnement
Ce document a été généré dynamiquement par le Bilan du siècle.
Université de Sherbrooke - 2004-03-29
Réservoir Baskatong à l'entrée du barrage hydroélectrique de Baskatong sur la rivière Gatineau en 1961
Réservoir à l'entrée du barrage Baskatong sur la rivière Gatineau en 1961
1900 - Installation d'un système d'aqueduc et d'égoût à Tadoussac
Première municipalité à offrir des services d'hygiène publique dans la région de la Côte-Nord, Tadoussac se munit d'un système d'aqueduc et d'égoût qui dessert l'ensemble de ses résidences.
L'installation de ce système témoigne des nouvelles préoccupations pour l'hygiène publique, non seulement dans les grandes villes, mais également dans les municipalités de canton un peu partout au Québec. [détails]
16 mai 1924 - Création de deux réserves forestières
Pour promouvoir et préserver les forêts québécoises, le gouvernement crée deux réserves forestières : le parc de la montagne Tremblante et le parc national des Laurentides.
Communément appelé aujourd'hui, le parc du Mont-Tremblant, il fut créé le 19 juillet 1894. Les six milles hectares non subdivisées du canton Grandison par conséquent deviennent le Parc de la montagne tremblante. En 1897, un projet d'agrandissement est autorisé par le Département des terres de la Couronne et entériné en 1909 par le législateur. Alors, il rencontre l'opposition d'une vingtaine de clubs privés et de quelques compagnies forestières. En 1924, le gouvernment québécois annexe officiellement une zone de 3108 kilomètres tirés des cantons de Joliette et Montcalm au parc. Les dernières modifications remontent au 31 mars 1981 suite à l'adoption en 1977 de la nouvelle loi sur les parcs. [détails]
1931 - Début de la coupe sélective dans l'industrie forestière
Face à l'épuisement de la forêt régionale, la Canada Paper commence la pratique de la coupe sélective, ce qui permettra un meilleur renouvellement de la ressource.
Établie depuis 1873, la Canada Paper est une des premières compagnies forestières en Amériques du Nord à pratiquer la coupe sélective. Les résultats souhaités se font sentir rapidement alors que cette entreprise peut se permettre d'augmenter les coupes de 50 % en 1948 et de répéter cette opération au cours des années 50. [détails]
8 avril 1938 - Adoption de la Loi relative à la création du parc du Mont-Orford
Le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis
fait adopter par l'Assemblée législative la Loi permettant la création du parc du Mont Orford, dans les Cantons de l'Est. Créé dans l'esprit d'un parc national, le parc du Mont Orford présente «un milieu naturel soustrait à toute exploitation commerciale, conservé pour le bénéfice des générations actuelles et futures.»
Le docteur George Austin Bowen, de Magog, avait déjà développé dans les années 20 le projet d'un parc national entourant le mont Orford. Son voeu réalisé, on procédera au cours des années 40 à l'aménagement d'infrastructures récréatives dont un terrain de golf, des pistes de ski et un centre de plein-air. Ce n'est qu'avec le développement du réseau routier, dans les années 60, que le parc connaîtra un fort achalandage, devenant une attraction touristique majeure pour la région. [détails]
1954 - Création d'un inventaire taxinomique des poissons d'eau douce du Québec
Vianney Legendre, un biologiste oeuvrant au sein du ministère de la Chasse et de la Pêche du Québec, produit le premier inventaire des poissons des lacs du Québec. [détails]
3 août 1956 - Nomination d'Aimé Marchand à la présidence de la Commission provinciale sur la pollution des eaux
Le juge Aimé Marchand est nommé président de la Commission provinciale sur la pollution des eaux. Quatre autres commissaires sont également nommés à cette occasion. [détails]
10 juin 1961 - Création de la Régie d'épuration des eaux
L'Assemblée législative adopte un projet de loi permettant la création d'une Régie d'épuration des eaux.
Cet organisme sera remplacé quelques années plus tard par la Régie des eaux. [détails]
23 octobre 1961 - Tenue à Ottawa d'un congrès sur les ressources naturelles
Ce congrès, qui se déroule sous la direction du premier ministre du Canada, John Diefenbaker, a pour objectif de faire le bilan de l'état des ressources naturelles du pays.
Le gouvernement canadien reconnaît la souveraineté des provinces sur les ressources naturelles, mais il formule trois propositions afin de faciliter la coopération fédérale-provinciale dans ce domaine. D'abord, tenir tous les trois ou quatre ans une telle conférence pour examiner de nouveaux projets. Ensuite, créer un Comité national des ressources naturelles. Enfin, mettre sur pied un Comité consultatif national sur l'utilisation des terres et des ressources hydrauliques. De son côté, le premier ministre du Québec, Jean Lesage , déclare à Montréal que son gouvernement entend conserver le droit exclusif que lui reconnaît la Constitution de posséder et de mettre en valeur les richesses naturelles de son territoire. [détails]
Mai 1963 - Tenue d'une d'étude sur l'utilisation des terres par le ministère fédéral des Mines
Cette étude s'intéresse à la cartographie des terres, à la géomorphologie et à la glaciologie.
On espère avec les résultats de cette recherche être en mesure de travailler en collaboration avec les provinces afin de promouvoir l'utilisation optimum des terres et d'établir un barême pour déterminer les changements à venir. [détails]
Mai 1966 - Annonce d'un programme conjoint de restauration forestière
Les gouvernements provincial et fédéral contribueront à part égale un montant de 277 000 $ pour financer ce programme.
Les régions de Montmagny, Matane, Matapédia, Bonnaventure et Gaspé-Sud seront les bénéficiaires de ce programme. Il consiste à des travaux de coupes d'éclaircie et de nettoiement afin de permettre l'amélioration des rendements et de la qualité des peuplements forestiers. Ces travaux permettront l'embauche de 800 personnes pendant une période de six à huit semaines au cours de l'été 1966. [détails]
1968 - Création de deux forêts domaniales en Abitibi-Témiscamingue
Dans le cadre du programme de rachat des concessions forestières et de la prise en charge par l'État de la gestion des forêts publiques, le gouvernement du Québec crée deux forêts domaniales spécifiques à La Sarre et à Matagami.
La forêt domaniale de La Sarre est destinée à approvisionner les scieries du district de La Sarre et à favoriser les projets industriels de ce secteur. Celle de Matagami se consacre à l'approvisionnement des onze scieries du district d'Amos ainsi que l'usine de pâte de Lebel-sur-Quévillion. [détails]
21 mai 1969 - Dévoilement d'une entente entre Québec et Ottawa sur l'aménagement du parc Forillon, en Gaspésie
Le ministre fédéral des Affaires indiennes et du Nord, Jean Chrétien
, annonce qu'un vingtième parc national, et un premier au Québec, sera aménagé en Gaspésie. Il s'agit du parc Forillon.
Par le biais d'une entente, le gouvernement du Québec met le site à la disposition du gouvernement fédéral pour une période de 90 ans, avec la possibilité de le récupérer après 60 ans moyennant une compensation financière. À l'Assemblée nationale, les partis d'Opposition accueillent mal la nouvelle et attaquent le premier ministre Jean-Jacques Bertrand , accusé de mollesse face au gouvernement fédéral. [détails]
4 août 1969 - Ouverture d'une conférence des premiers ministres provinciaux à Québec
Le premier ministre Jean-Jacques Bertrand
représente le Québec à la dixième conférence des premiers ministres provinciaux qui a lieu à Québec.
La province de Terre Neuve boude cet événement qui portera sur la pollution, le développement urbain et la coopération interprovinciale. Bertrand soutient que :«Structurée et planifiée, la conférence annuelle des premiers ministres des provinces s'avèrera un mécanisme essentiel du Canada de demain, une occasion pour nous, d'échanger nos opinions, de concerter nos actions et d'orienter notre collaboration (...) Tant qu'il aura de l'information réciproque, action commune et collaboration amicale, le pays, les deux sociétés qui l'habitent, les États qui le forment et notre population dans son ensemble sauront efficacement résoudre les dificultés qui se présenteront et se fixer des objectifs communs. Si nous savons coopérer malgré nos différences, si nous savons nous aimer mutuellement, tenant compte du fait que notre pays est en même temps fait de deux sociétés et de dix États, je suis optimiste quant à l'avenir de notre fédération, quel que soit sa forme future.» À la suite de cette conférence, une résolution sur la pollution est adoptée, mais aucune décision commune n'est prise quant à l'éventualité d'un transfert aux provinces des responsabilités sur les Amérindiens. [détails]
10 mars 1971 - Entrée en vigueur d'une nouvelle loi sur les zones de pêche
La Norvège fait partie des sept pays qui, depuis plusieurs années, fréquentent le large de Terre-Neuve et le golfe du Saint-Laurent pour exercer la pêche et la chasse aux phoques.
La Loi sur la mer territoriale et les zones de pêche est entrée en vigueur depuis le 10 mars 1971, ce qui porte la limite des eaux territoriale à 12 milles. Cette loi dérange les Norvégiens qui se montrent inquiets quant aux perspectives à long terme. Finalement, un accord entre les deux pays encouragera l'adoption de méthodes de conservation en ce qui a trait à la chasse aux phoques. Graduellement, les pêcheurs norvégiens vont se retirer des eaux canadiennes. [détails]
25 avril 1972 - Dévoilement d'un rapport sur la qualité de l'eau potable
Selon une enquête réalisée pour le gouvernement provincial, l'eau potable de plusieurs municipalités serait dangereuse pour la santé des citoyens.
Roger Davies, rédacteur en chef de la revue «Water and Pollution Control», affirme : «qu'il est inconcevable que le gouvernement tolère une telle incertitude et accepte de mettre ainsi la santé de la population en danger. Il est encore inacceptable que les autorités acceptent l'absence de mesures correctives là où il semble avoir un problème.» En 1969, sur 164 municipalités, 49 avaient une mauvaise qualité d'eau, alors que 57 étaient considérées comme ayant une eau de qualité plus ou moins acceptable. D'autre part, 39 municipalités avaient omis d'envoyer un échantillon. [détails]
21 juillet 1972 - Dépôt d'un rapport sur la dépollution de la rivière Yamaska
Selon un rapport de la Régie des eaux du Québec, la dépollution de la rivière Yamaska coûterait environ 138 millions de dollars.
À la suite de la publication de ce rapport, la ville du Lac Brome prévoit faire un emprunt de 2,8 millions pour la contruction d'un égout qui contournera le lac. Lors d'un référendum sur cette question, seulement 12 des 2 300 habitants éligibles à voter se prononcent contre le projet. Le coût global pour dépolluer la rivière s'élève à 138 millions de dollars. Pour cette raison, la municipalité espère avoir des prêts ou des subventions des deux paliers de gouvernement. La principal source de pollution proviendrait des fermes d'élevage de canards. [détails]
16 mai 1976 - Prolongement de l'étude sur l'environnement de la baie James
Prévu initialement pour une période de quatre ans, ce programme conclu le 24 novembre 1972 entre Environnement Canada et la Société de développement de la baie James sera prolongé jusqu'en 1979.
Un montant supplémentaire de 2,5 millions sera ajouté pour les trois prochaines années. L'étude intégrera un volet sur la mise en valeur de la région de la baie James. Soulignons qu'un programme d'inventaires biophysiques et d'étude des paramètres environnementaux de la région avait eu lieu à la suite de l'accord de 1972. [détails]
Avril 1978 - Entente fédérale-provinciale pour le financement d'une usine de traitement des eaux usées pour Montréal
On prévoit qu'une somme de 200 millions de dollars sera consacrée à l'assainnissement des eaux de la métropole.
La ville de Montréal serait la plus importante source de pollution au Québec. Par conséquent, il est nécessaire de réaliser assez rapidement les travaux de construction des infrastructures. L'objectif du gouvernement est de poursuivre le programme de dépollution industrielle, de fournir de l'eau potable aux populations et, finalement, de permettre l'utilisation des cours d'eau à des fins récréatives. [détails]
Septembre 1978 - Annonce de la création du programme d'assainissement des eaux du Québec
Environ 144 millions de dollars seront dépensés afin d'assainir les eaux des municipalités québécoises. Les gouvernements provincial et fédéral assumeront 90 % des coûts de construction et d'amélioration des équipements d'assainissement des eaux. De plus, ils soutiendront de 60 à 90 % des coûts de réfection des systèmes d'aqueduc.
Ce programme est créé et géré par le ministère de l'Environnement du Québec. En 1994, le ministère des Affaires municipales en prendra la responsabilité. Il devient alors le programme d'assainissement des eaux municipales (PADEM) pour une période de cinq ans. Au terme du mandat, il sera remplacé par le programme des Eaux Vives du Québec jusqu'en 2003. Son but ultime est de permettre à 98 % de la population d'avoir ses eaux usées traitées. [détails]
31 décembre 1979 - Adoption d'une loi créant le ministère de l'Énergie et des Ressources
Le gouvernement du Parti québécois, dirigé par René Lévesque
, crée le ministère de l'Énergie et des Ressources en regroupant le ministère des Terres et Forêts, les Directions générales des Mines et de l'Énergie et une partie de son administration.
Le mandat de ce nouveau ministère dont le premier titulaire sera le député de Matane, Yves Bérubé, consiste à coordonner les politiques élaborées dans le secteur des richesses naturelles. Un ministère de l'Environnement est également mis sur pied à cette occasion. [détails]
21 août 1986 - Proposition de la Commission mondiale sur l'environnement pour la protection des réservoirs du Grand Nord
La Commission mondiale sur l'environnement propose que le ministère québécois de l'Environnement instaure un plan d'action contre la «menace sérieuse et imminente» que constitue, pour les autochtones, la contamination par le mercure des grands réservoirs de la baie James.
Kazu Koto, président de la Commission, invite le gouvernement québécois à initier un plan d'action capable de limiter l'étendue du problème dans les territoires nordiques. Il invite notamment le gouvernement canadien à renforcer ses normes relatives à la présence de mercure dans l'environnement. Concientisé à ce problème, le ministre de l'environnement québécois, Clifford Lincoln, s'engage «dans un effort concerté et déterminant qui puisse freiner la dispersion du mercure en vue de juguler avec succès la menace sérieuse et imminente qui plane sur la santé des peuples autochtones et l'environnement de la Baie James.» [détails]
Septembre 1987 - Adoption du système d'information sur les matières dangeureuses utilisées au travail et de la loi sur le contrôle des renseignements relatifs aux matières dangeureuses
Cette politique a pour but d'assurer la sécurité des travailleurs canadiens en faisant connaître les informations concernant les matières dangeureuses sur les différents lieux de travail.
Les amendements à la Loi C-70 permettront d'élaborer un système d'identification des matières dangeureuse. Une enquête sera mise sur pied afin d'analyser et de dresser un répertoire distinguant les matières interdites de celles qui sont autorisées au Canada. Les produits contrôlés seront dorénavant munis d'une fiche signalétique. À un autre niveau, la loi sur le contrôle des renseignements relatifs aux matières dangeureuses a pour but de rétablir un équilibre entre le droit du travailleur de savoir et les besoins de l'industrie de protéger ses secrets de fabrication. Si certains employeurs affirment que quelques matières nocives sont nécessaires à la fabrication de leur produit, ils peuvent présenter une dérogation auprès du Conseil de contrôle des renseignements relatifs aux matières dangeureuses, composé de membres des syndicats, de fournisseurs, d'employeurs et de fonctionnaires gouvernementaux. [détails]
1988 - Inauguration du siège social de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie
C'est la ville de Québec qui accueillera le siège social de l'Institut de l'énergie et de l'environnement de la francophonie (IEEF).
L'objectif de cet organisme, né dans le sillage du Sommet de la francophonie tenu à Québec, en 1987, est de contribuer «au renforcement des capacités nationales et au développement de partenariats dans les domaines de l'énergie et de l'environnement». [détails]
3 juin 1988 - Entente fédérale-provinciale sur l'assainissement du fleuve Saint-Laurent
Le gouvernement progressiste-conservateur dirigé par Brian Mulroney octroie pour ce projet 110 millions sur une période de cinq ans. Les ministres de l'Environnement fédéral et provincial signent pour leur part une convention qui vise au partage des responsalités entre les deux paliers de gouvernement ainsi qu'à l'élaboration des objectifs.
Le premier ministre Brian Mulroney est accompagné pour l'occasion par quelques-uns de ses ministres. Pour sa part, le ministre provincial de l'Environnement, Clifford Lincoln, ne peut cacher sa satisfaction : «Jamais le fédéral ne s'était impliqué dans la dépollution du Saint-Laurent (...). Pourtant, il a investi des millions de dollars dans les Grands lacs. Ottawa a enfin reconnu l'importance de cet enjeu. L'effet de cette aide sera majeur, puisque dorénavant les spécialistes fédéraux vont travailler pour sauver le fleuve.» Le 8 juin 1989, une entente fédérale-provinciale élaborera les premières grandes lignes du plan d'action Saint-Laurent. Le 18 juillet 1994, une deuxième entente sera signée, permettant la mise sur pied du programme Saint-Laurent Vision 2000. Ses objectifs sont : la réduction des toxiques, le maintien de la biodiversité, l'implication communautaire, la protection de la santé humaine, l'assainissement agricole, les actions de restauration, une gestion par partenariat et la recherche de retombées économiques. [détails]
22 août 1988 - Signature d'une entente tripartite pour la dépollution du lac Champlain
Le premier ministre du Québec, Robert Bourassa
, participe à la signature d'un accord tripartite visant à dépolluer le lac Champlain. Il est accompagné du gouverneur de l'État de New York, Mario Cuomo, et de son homologue du Vermont, Madeleine Kunin.
Le lac Champlain est un majestueux plan d'eau qui a une superficie de plus de 1 200 kilomètres carrés. Environ 3 %de ses 182 kilomètres sont situés en territoire québécois, ce qui justifie la présence du premier ministre Bourassa à cette signature. L'entente porte essentiellement sur des échanges d'information et la mise en commun de recherches et d'études entre les différents spécialistes des états impliqués. [détails]
10 avril 1989 - Début de la collecte sélective des déchets à Montréal
Après avoir distribué des bacs de récupération aux citoyens du quartier Notre-Dame-de-Grâce, la ville de Montréal procède aujourd'hui à la première collecte sélective des déchets.
Ce projet pilote a pour but de recycler environ 15 % des rebuts ménagers. «Nous voulons diminuer la quantité de déchets dans les aires d'enfouissement», déclare Serge Fortin, un porte-parole de la Ville qui souligne que les experts prévoient que les lieux d'enfouissement auront atteint leur pleine capacité dans dix ans. Plus de 90 % des personnes consultées à Notre-Dame-de-Grâce participent à ce projet expérimental qui sera également mis en branle dans deux autres secteurs d'ici la fin de la semaine : au Domaine Saint-Sulpice (dans le quartier Ahuntsic) et dans un secteur de Pointe-aux-Trembles. D'ici avril 1990, près de 750 000 dollars seront investis, dont les deux tiers seront consacrés à la collecte. [détails]
4 février 1992 - Publication d'un rapport scientifique sur l'état de l'environnement
Les scientifiques de la National Aeronautics and Space Administration (NASA) publient un rapport confirmant les observations des scientifiques canadiens sur la présence d'un trou dans la couche d'ozone, au-dessus de l'Arctique.
Cette annonce sonne l'alarme chez les groupes environnementalistes qui pressent les gouvernements de prendre les mesures nécessaires afin de stopper les émissions de produits toxiques. La lutte aux CFC (chlorofluorocarbones) est notamment pointée du doigt comme une piste de solution envisageable permettant de ralentir la détérioration de la couche d'ozone. [détails]
24 septembre 1992 - Création du Centre patronal de l'environnement du Québec
La mise sur pied du Centre patronal de l'environnement du Québec (CPEQ) répond au désir des entreprises de se faire entendre de façon unifiée et cohérente tout en coordonnant leurs actions en ce qui a trait aux questions environnementales.
Présidé à ses débuts par Michael Cloghesy, le CPEQ est l'initiateur de grands changements en matière environnementale. Privilégiant l'approche consensuelle et la vision du développement durable, le CPEQ est respecté du gouvernement lorsqu'il fait des représentations. En 1999, avec un budget de 332 000 $, provenant essentiellement de ses membres, et sans aucune subvention gouvernementale, le CPEQ représente 100 entreprises parmi les plus influentes au Québec et 17 associations provenant d'environ 28 secteurs d'activités économiques différents. Nombre de ses interventions auprès des deux paliers gouvernementaux sont couronnées de succès. Elles mènent à la création de plusieurs ententes de partenariat entre le ministère de l'Environnement et divers groupes industriels. Le CPEQ fournit également à ses membres des outils de travail très spécialisés : des cours de formation en environnement, un Guide pratique pour implanter un système de gestion environnementale, un site internet et un centre de références. [détails]
Mai 1993 - Réduction de 74 % des émissions toxiques dans le fleuve Saint-Laurent
Ces résultats auraient été obtenus grâce aux actions de l'Équipe d'intervention Saint-Laurent (EISL). Celle-ci a été créée en 1989 à la suite d'une entente fédérale-provinciale.
L'objectif que l'organisme veut atteindre éventuellement est de réduire à 90 % d'ici 1995 les émissions polluantes dans le fleuve Saint-Laurent. À cette fin, l'organisme a désigné cinquante usines comme prioritaires. Gaétan Duchesneau, directeur technique de l'EISL confirme : «Nous en sommes actuellement à 74 % de réduction. Si je me livre à une petite extrapolation, je pense que dans deux ans et demi nous devrions avoir atteint et peut-être même légèrement dépassé notre objectif.» De fortes sommes ont été investies dans les différentes usines. «Dans la plupart des cas, les entreprises ont collaboré sur une base volontaire en effectuant les tests requis et des travaux pour corriger la situation», affirme Duchesneau. En 1995, celui-ci estime qu'elles auront injecté collectivement 750 millions dans ce projet de dépollution et d'assainissement. [détails]
Novembre 1996 - Annonce d'un investissement de 88,5 millions de dollars par l'industrie papetière pour contrer la pollution
L'Institut canadien de recherches sur les pâtes et papiers (Paprican) de Pointe-Claire, près de Montréal, va investir 88,5 millions de dollars sur cinq ans afin de développer des technologies qui permettront à l'industrie papetière d'exploiter ses usines sans polluer.
L'Institut souhaite principalement développer une usine à circuits fermés qui réutilise davantage l'eau et les autres éléments des eaux usées. Une usine comme celle-là consomme moins d'énergie, moins de produits chimiques et réduit les volumes d'effluents et d'émissions. Le président et chef de la direction des Produits forestiers Alliance, Pierre Monahan, affirme que «C'est une proaction». «Nous nous conformons à toutes les normes, mais nous voulons précéder toute réglementation future». Depuis 1989, les papetières ont investi 5 milliards de dollars pour la dépollution des rejets et pour la récupération du papier. Le défi de l'industrie papetière est de conserver la réputation d'une industrie sensible à l'environnement tout en demeurant concurentielle sur les marchés mondiaux. [détails]
10 décembre 1997 - Tenue d'un Symposium sur l'eau à Montréal
Cet évement se déroule du 10 au 12 décembre. Il servira de tremplin pour l'adoption d'une politique nationale de l'eau par le gouvernement québécois.
L'absence d'une politique relative à l'eau a été mise en évidence en décembre 1995, lorsque le maire de Montréal, Pierre Bourque, a suggéré la privatisation du système de gestion de l'aqueduc. Cette proposition a été rapidement rejetée par le ministre des Affaires municipales. Le symposium s'articule autour des thèmes de la gestion des aqueducs et de la commercialisation internationale de l'eau. Le premier ministre du Québec Lucien Bouchard, affirme à l'Assemblée nationale : «Je crois que la gestion de l'eau est d'une importance telle qu'il faut l'examiner à fond dans un très large débat auquel toute la population sera conviée. Ce débat sera précédé de la publication de documents qui vont faire le point sur ce que nous connaissons déjà de la question de l'eau.» [détails]
2 septembre 2002 - Annonce de la possibilité que le Canada signe le Protocole de Kyoto
Lors de sa présence au Sommet de Johannesburg sur le développement durable, le premier ministre canadien Jean Chrétien fait une déclaration très attendue. Il annonce en effet qu'il permettra au Parlement fédéral de se prononcer d'ici la fin de l'année 2002 sur la ratification éventuelle du Protocole de Kyoto.
Le Protocole de Kyoto prévoit la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 6 % par rapport au niveau atteint en 1990 et ce avant 2012. Mais pour que l'accord soit adopté, il faut au moins 55 pays signataires qui représentent 55 % des émissions polluantes. À ce jour, les 90 pays qui ont signé le protocole ne représentent que 40 % des émissions. Les dirigeants des États-Unis, pays responsable de 36 % des émissions de gaz à effet de serre, refusent de ratifier le protocole. Selon des scientifiques, les gaz à effet de serre sont les principaux responsables du réchauffement de la planète et des changements climatiques. Ils sont obtenus par l'utilisation de combustibles fossiles comme l'essence, le gaz, le charbon, etc. [détails]
26 novembre 2002 - Annonce par le premier ministre du Québec d'une nouvelle politique de l'eau
Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, et le ministre de l'environnement, André Boisclair, dévoilent la nouvelle politique de l'eau du gouvernement québécois. Elle comprend 57 engagements en vue d'une meilleure utilisation de l'eau au Québec.
Cette politique prévoit entre autres un investissement de 3 milliards de dollars sur cinq ans, incluant la participation des municipalités et du gouvernement fédéral. Sa mise en oeuvre fait suite au Rapport Beauchamp présenté en mai 2000. Elle recommande une réforme des différentes politiques qui affectent l'eau, sa sauvegarde et son utilisation. En plus de proposer la mise sur pied d'un organisme pour gérer les bassins versants, cette politique vise à «relever les normes sur la présence de bactéries, de virus et de contaminants dans l'eau potable, hausser les normes de gestion du fumier, réviser la manière de produire en agriculture, restreindre l'utilisation domestique des pesticides, interdire l'exportation de l'eau potable ainsi que la privatisation des services d'eau municipaux.» Le premier ministre s'attire les applaudissement des 250 personnes réunies au Salon rouge lorsqu'il annonce qu'il met un terme au programme de production d'électricité au moyen de petites centrales privées sur des sites publics. En décembre de la même année, l'Assemblée nationale adoptera une loi créant un Fonds national de l'eau, dont l'objectif est de favoriser sa protection et sa mise en valeur. Cette politique prévoit également la mise sur pied d'un système de redevances dont devront s'acquitter les embouteilleurs et les industriels. L'argent receuilli sera déposé dans le Fonds et servira à financer les activités de protection et de mise en valeur de l'eau. Aussi, on projette d'accélérer la rénovation des infrastructures et des installations d'approvisionnement et de traitement de l'eau. Tous les Québécois seront mis à contribution par cette politique puisque l'utilisation de l'eau potable doit être réduite de 20 % d'ici dix ans. Les industriels et les agriculteurs sont particulièrement concernés. Des mesures devront être prises pour diminuer les déversements polluants et le gouvernement estime que désormais l'aide financière accordée aux agriculteurs et aux municipalités devra être conditionnelle à une bonne performance environnementale. Les agriculteurs sont en moyenne responsables de 40 % de la charge polluante des cours d'eau au Québec. Pour les cours d'eau les plus pollués, 33 comités de bassin versant seront créés. [détails]
16 décembre 2002 - Signature du Protocole de Kyoto
Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, appose sa signature aux documents de ratification du protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le document doit être déposé le lendemain par David Anderson, le ministre de l'Environnement, au siège des Nations unies à New York.
Le document a été approuvé la semaine dernière par la Chambre des communes, par 195 votes contre 77. Et ce malgré le fait qu'une étude effectuée en octobre 2002 par les firmes Informetrica et Canadian Energy Research Institute pour le compte du gouvernement fédéral a relevé que l'économie canadienne connaîtrait une croissance d'environ 16 % d'ici 2010 avec la mise en oeuvre de Kyoto, comparativement à 18 % si rien n'est fait. Il y aurait 1,26 million d'emplois créés en respectant ce protocole, alors que sans ses contraintes on prévoit la création de 1,32 million d'emplois. En vertu du protocole de Kyoto, le Canada s'engage à ramener d'ici 2012 ses émissions de gaz à effet de serre à 6 % sous les taux de 1990. Cela signifierait une diminution de 20 à 30 % par rapport aux émissions de 2002. [détails]
Depuis le début du siècle, nous avons découvert plusieurs formes d’énergies comme l’eau et la forêt. En effet, la présence de ces ressources naturelles, au cours des années, ont été utilisées de manières différentes. Au fur et à mesure que le siècle se déroula, de nouvelles techniques apparurent. Le meilleur exemple que nous pourrions donner est la fabrication de l’électricité grâce à la puissance de l’eau. Depuis les années 1970, plusieurs barrages ont été construits pour alimenter le Québec en électricité. Aujourd’hui, nous l’exportons même jusqu’aux États-Unis. Donc, au lieu de chauffer nos maisons avec le bois de nos forêts, nous pouvons utiliser l’électricité, l’huile et même le gaz naturel pour la chauffer. Au début du siècle, la vapeur était beaucoup utilisée pour faire fonctionner les trains ainsi que les bateaux. Par la suite, le charbon fit son apparition et il devint un des principaux moyens énergétiques de l’époque. Toutefois, ce combustible fossile polluait grandement l’air, mais, au début du vingtième siècle, il n’existait pas réellement de lois concernant l’utilisation du charbon. Puis, cette même utilisation évolua, peu à peu. Avec la découverte du pétrole, dans les prairies de l’Ouest canadien, ce combustible fossile amena de beaucoup l’évolution de la technologie. Avec le pétrole, nous pouvons créer de l’essence, donc fabriquer des moteurs à explosion pour faire fonctionner les moyens de transports les plus communs, soit les voitures, les trains, les avions, etc. Cette technologie donne une puissance beaucoup plus grande au moteur. Toutefois, le pétrole est un grand polluant de l’air. Effectivement, en 1958, chaque habitant produisait annuellement 10.2 tonnes de dioxyde de carbone. En 1994, chaque citoyen canadien produisait pas moins de 15.7 tonnes. Le pétrole fut révolutionnaire dans un certain sens, mais totalement destructeur de l’autre. En plus de polluer l’air, le monoxyde de carbone s’attaque directement aux êtres humains ainsi qu’à leur santé. De nombreuses maladies sont reliées à cela. Pour contrer le problème, le transport en commun contribue à limiter l’utilisation excessive des voitures de la part des citoyens. Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui désire prendre l’autobus ou le métro comme moyen de transport. De plus, on retrouve ces transports en commun seulement que dans les grands centres du Québec. Pour ceux qui habitent en régions plus éloignées, le co-voiturage est également une bonne solution à réduire le taux de monoxyde de carbone échappé dans l’air. Depuis quelques années, les compagnies de fabrication d’automobiles ont implanté quelques modèles de voitures hybrides ou électriques sur le marché. Une voiture hybride fait en sorte que l’automobile s’alimente en essence et en électricité. Cela donne une voiture moins performante, mais elle est beaucoup plus écologique. Il y a même quelques prototypes de voitures fonctionnant à l’hydrogène qui sont dessinées, mais elles ne sont pas encore disponibles sur le marché. Donc, il est vrai que l’évolution de l’énergie fossile a engendré le progrès de la technologie, mais elle a également apporté beaucoup de problèmes environnementaux, dont la pollution de l’air.






