
Un policier et son auto dans la ville de LeMoyne.Année: 1959. © ccdmdRéférence: ccdmd.
[14 décembre 1943]
Les services municipaux de la ville de Montréal sont paralysés par différents arrêts de travail au cours de la guerre. Un d'entre eux implique les policiers et les pompiers, affiliés au Congrès canadien du travail (CCT).
L'organisateur du CCT, Paul Marquette, déclare la grève à 11 h 45, puisque les membres refusent l'ultimatum des fonctionnaires et conseillers qui comprend la reconnaissance d'une union du Congrès canadien pour les employés de travaux publics, mais refusait cette reconnaissance aux pompiers et policiers. En échange, ils leurs offraient comme alternative une augmentation salariale de 500 $ en moyenne. La grève se terminera le 15 décembre suivant lorsque le gouvernement provincial ordonne au Conseil municipal de reconnaître l'association des policiers et pompiers de la ville de Montréal et leur affiliation au CCT.
En référence: Le Devoir, 14 décembre 1943, p.3. 15 décembre 1943, p.9.
En complément: Centrale de l'enseignement du Québec-Confédération des syndicats nationaux, Histoire du mouvement ouvrier au Québec: 150 de luttes. Montréal, CSN-CEQ, 1984, p.152.
